Nouveau défi pour l’aviation: la bombe dans le corps

Dans le Traité de sécurité intérieure (Montréal, HMH, p. 219), j’écrivais en 2006 que:

Si nous nous limitons à la prévention du terrorisme aérien, certains pourront peut-être entrevoir la possibilité, avec plus ou moins d’optimisme, d’un jour mettre fin aux attaques intérieures à l’avion avec des mesures de plus en plus drastiques — incluant la fouille du fret aérien, mesure logique qu’on a pourtant jusqu’ici oubliée, et jusqu’au contrôle du contenu des estomacs des passagers (puisque des « mules » avalent déjà des drogues scellées pour en faire le trafic, il n’est pas exclu qu’un terroriste déterminé avale des explosifs).

Or, il se trouve que quelqu’un a essayé précisément ce genre de méthode, avec un succès limité (sa bombe a explosé avec force, creusant un cratère, mais sa cible a survécu) certainement suffisant pour constituer ce qu’on appelle en latin une «proof of concept».

Notez que cette bombe ne serait pas détectée par les dispositifs courants de flitrage de sécurité dans les aéroports (incluant détecteurs de métal et caméras à onde milimètre)

A propos S. Leman-Langlois

Titulaire, Chaire de recherche du Canada en surveillance et construction sociale du risque
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