Une vaste opération de surveillance des communications lors du sommet du G20 à Toronto

Et voilà, des allégations d’espionnage de dirigeants étrangers de passage en sol canadien! Hier,  la CBC a fait état d’une opération qui « démontre » que les États-Unis auraient réalisé une vaste opération de surveillance des communications lors du sommet du G20 à Toronto en 2010 qui aurait été cautionnée par une agence canadienne. La CBC s’est basée sur des documents divulgués par nul autre que l’ancien consultant de la National Security Agency (NSA) américaine Edward Snowden. Selon ces documents, l’opération était « étroitement coordonnée avec le partenaire canadien », en l’occurrence le CSTC.

Déjà que les médias rapportent 1,000,000,000 $ comme étant « gaspillé » sur le fiasco du G20 à Toronto, un événement criblé d’actes illégaux, d’incompétences, de harcèlements et d’abus policiers, on a maintenant un scandale de surveillance illégale à ajouter à l’ensemble!

Tôt ce matin, des porte-paroles du premier ministre Harper et du Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) ont invoqué des raisons de sécurité nationale (classique…) pour ne pas commenter à la suite de la diffusion du reportage, ajoutant que des mécanismes étaient en place pour s’assurer du respect des lois. Toujours selon la CBC, le Canada aurait permis à la NSA de procéder à la surveillance généralisée au Canada lors des sommets de 2010. De plus, la NSA aurait eu la permission d’établir un centre de contrôle pour une opération d’espionnage à l’ambassade américaine à Ottawa durant les sommets du G8 et du G20.

Une porte-parole du CSTC, Lauri Sullivan, aurait indiqué à l’Associated Press qu’en respect de la loi, le CSTC « ne ciblait pas les Canadiens dans le monde ou toute personne en sol canadien par l’entremise de ses activités de renseignement étranger » et que l’agence canadienne « ne peut pas demander à ses partenaires internationaux d’agir d’une manière qui serait contraire au respect des lois canadiennes ».

Un autre scandale? Eh bien, peut-être que le CSTC n’a pas fait de l’espionnage « direct » (et donc peut-être qu’on pourrait soutenir que le Centre n’a pas « enfreint » la loi), mais lorsque celui-ci a autorisé la NSA à en faire au Canada, la NSA était « l’agent » du CSTC et le CSTC comme « mandant » est, il me semble, aussi coupable d’avoir enfreint la loi.

Bref, ceci exige d’autres enquêtes et des poursuites judiciaires contre les auteurs appropriés… quels qu’ils soient

 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2013/11/28/004-canada-defense-espionnage-cstc.shtml

Cet article a été publié dans Canada, cybersécurité, Médias, Renseignement, Sécurité, Surveillance, vie privée. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s