Le danger de l’atteinte à la vie privée quand les technologies de surveillance sont combinées: l’entreprise de sécurité SensePost a dévoilé son drone Snoopy, qui peut voler des données des utilisateurs de téléphones intelligents peu méfiants

Le cas de Snoopy n’est pas le cas classique inquiétant en études sur la surveillance où il y a une convergence de multiples bases de données. C’est plutôt un cas plus matériel qui comprend la mise en œuvre de manière cohérente de plusieurs plateformes de surveillance simultanément.

Lors du congrès Black Hat à Singapour portant sur la sécurité, Glenn Wilkinson a dévoilé le drone qu’il a développé il y a maintenant 3 ans. En gros, le drone utilise le logiciel de la compagnie installé sur un ordinateur monté sur le drone. Le logiciel peut être utilisé pour pirater les téléphones intelligents et voler des données personnelles tout à l’insu de l’utilisateur. Il le fait en exploitant les téléphones cherchant un signal sans fil.

Glenn Wilkinson dit que lorsque le logiciel est attaché à un drone volant autour d’une zone quelconque, il peut recueillir tout plein d’informations personnelles, en allant de l’adresse de domicile de l’utilisateur jusqu’à ses renseignements bancaires.
Ce qui est intéressant dans le cas de Snoopy est le fait que le logiciel n’est pas une nouvelle technologie, mais plutôt une façon différente d’identifier et de tirer avantage d’une série de risques de sécurité déjà connus. Ce qui est nouveau est le fait que Snoopy combine, de manière unique, plusieurs technologies déjà existantes. Par exemple, jusqu’à maintenant le logiciel était seulement basé au sol, sur les ordinateurs et les téléphones intelligents ayant la plateforme Linux. Lorsque le logiciel est installé sur un drone, il peut rapidement couvrir de grandes surfaces et peut voler hors de portée de l’audiovisuel de sorte qu’on ne peut pas le voir ni l’entendre. Ceci signifie qu’on peut contourner la sécurité physique, tout en étant quasi invisible.

Avec cette technologie, il n’est pas difficile d’imaginer un scénario dans lequel un régime autoritaire, par exemple, pourrait diriger le drone au-dessus d’une manifestation antigouvernementale. Ainsi, ils pourraient recueillir les données de chaque manifestant avec un téléphone intelligent et utiliser ces données pour trouver l’identité de tous les participants. Peut-être un prochain investissement pour le NSA?

Bref, que l’utilité de cette technologie soit valable, controversée, ou même tout simplement acceptée, il reste que c’est une technologie qui pourrait (facilement?) être utilisée à des fins discutables autant par le public que par le privé, les gouvernements et les criminels. Cette controverse est d’autant plus présente dans le discours vernaculaire grâce au fait que la réglementation et la législation gouvernementales se situent loin derrière la technologie, créant un vaste néant au détriment de la vie privée et des libertés individuelles.

http://www.bbc.com/news/technology-26762198

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