Chaire de recherche du Canada

en surveillance et construction sociale du risque

Membres actifs de la chaire :
Titulaire :
Stéphane Leman-Langlois
s.leman.langlois »acommercial »gmail.com
Clé publique: 7A0F 7DC1 EC1B 8B17 3A20 81C5 90DA 3D02 9063 9980

Étudiants-chercheurs :
Marc-André Billette (PhD Pol)
Caroline Pelletier (PhD)
Adam Szoo (MA Soc)

LE TITULAIRE DE LA CHAIRE

Je suis criminologue de formation (Université de Montréal et Université de Toronto) et professeur titulaire à l’École de service social de l’Université Laval.

Mes champs d’expertise sont la criminalité,  le terrorisme, la police, les technologies et techniques de surveillance, les crimes de l’État et le renseignement de sécurité nationale.

Vous êtes peut-être arrivé ici à partir d’un de mes autres sites. Sinon, je vous invite à les visiter eux aussi!

Crime-reg.com
Site portant sur divers aspects de la criminologie et du contrôle social (police, renseignement, cybercrime, terrorisme, sociocriminologie).  Des milliers de pages de textes et de références en criminologie de la réaction sociale.

Équipe de recherche sur le terrorisme et l’antiterrorisme
Voyez les dernières nouvelles en matière de terrorisme et d’antiterrorisme au Canada, ainsi que plusieurs milliers de pages de dossiers en profondeur sur divers aspects reliés (financement, recrutement, déploiement des forces armées, expansion des services de renseignement, augmentation des pouvoirs policiers, théories du complot et bien d’autres).

ORIENTATION DU PROGRAMME DE RECHERCHE

L’objectif principal de ce programme est de mieux comprendre l’interaction entre les pratiques de surveillance et les discours liés à la notion de risque et leur effet structurant sur les rapports entre individus et institutions. Il se divise en trois grands axes de recherche :

1. La pratique de la surveillance. Cet axe de recherche s’attache à explorer les nouvelles formes de surveillance (par exemple, cybersurveillance, biométrie), en plein développement, ainsi que d’autres qui sont plus classiques et établies de longue date (comme la vidéosurveillance). Il faudra en comprendre les modalités, les objectifs, les usages prescrits et les usages réels, les effets sur l’ensemble des acteurs. Jusqu’ici, la surveillance a été comprise comme une série de pratiques sociales de délation, de technologies de repérage des traces et de processus d’enregistrement et de traitement de l’information colligée, présente dans le secteur public, industriel, dans plusieurs contextes hybrides et chez les citoyens ordinaires.

2. La construction sociale du risque. Cet axe vise à mieux comprendre les facteurs sociaux, politiques, démographiques, historiques ayant un effet sur la perception sociale et l’évaluation du risque. S’ajoute à ces facteurs l’influence imprévisible de l’actualité. Ces effets se déploient différemment dans des groupes sociaux différents : i. ceux qui sont responsables de gérer les risques au niveau organisationnel, gouvernemental et industriel ; ii. les politiciens et les gouvernements; iii. le public en général. Nous tiendrons compte de ces différences et les utiliserons dans une approche comparative.

3. Structure des rapports sociaux : cet axe vise à faire un inventaire des enjeux où se manifeste explicitement l’effet social de l’interaction surveillance—risque. La notion de vie privée, qui est dans un processus de transformation et la sécurité nationale, redéfinie depuis 2001 sont de bons exemples, qui nous informent sur les effets individuels, institutionnels et étatiques du complexe surveillance—risque.

4. Les réseaux sociaux : acteurs-organisations-technologies. Il ne fait aucun doute que la surveillance, bien qu’elle soit une pratique aussi ancienne que les relations sociales, est fortement influencée par les technologies, sous deux angles. Premièrement, les technologies de surveillance applicables aux contextes sociaux communs sont en expansion et, surtout, sont de plus en plus accessibles à la fois financièrement et au plan de la compétence requise pour les faire fonctionner. Aujourd’hui, l’installation d’un système de surveillance par caméras sans fil, incluant des microcaméras dissimulées dans des objets divers, est à la portée d’un enfant le moindrement débrouillard. Des magasins tout à fait ordinaires vendent à bas prix l’ensemble des éléments nécessaires. Deuxièmement, comme la conduite de plus en plus de nos activités quotidiennes est, à divers degrés, dépendante des technologies de l’information et de la communication, de multiples banques de données sur tous ces aspects de nos vies sont automatiquement constituées. Leur disponibilité (à quel point elles sont disponibles, à qui, dans quelles conditions) est hautement variable, tout comme la capacité de les utiliser réellement , mais le potentiel existe.

Ainsi, toute relation de contrôle social (surveillance+réaction) s’inscrit dans un monde « technologisé » où les relations sociales sont tributaires d’une structure technologique hautement complexe et dynamique, en changement continuel (parler d’« évolution » serait déjà porter un jugement sur sa désirabilité ou sa légitimité). Ceci n’est pas un déterminisme technologique : les pratiques individuelles et sociales montrent de multiples adaptations au monde technologique, mais il ne faut jamais oublier que les individus et les groupes transforment les technologies et les utilisent de manière souvent imprévisible. Il faut plutôt penser l’ensemble comme un vaste réseau d’interactions, une toile où sont liés individus, groupes sociaux, entités corporatives, gouvernements, et objets technologiques.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s